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Le cas échéant signification : définition simple et facile

by lequipe
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Parfois mal utilisée et souvent mal comprise, l’expression le cas échéant n’a pas bonne presse. Elle n’est d’ailleurs plus très souvent écrite ou prononcée de nos jours. On ne la retrouve presque plus que dans des textes à portée juridique ou médicale.

Ce que cela veut dire et comment l’employer

Le cas échéant est une locution adverbiale composée du nom cas, qui représente une situation, une hypothèse, et du participe présent du verbe échoir, pour advenir, parce qu’il représente ce qui arrive.

On peut la traduire littéralement par : si la situation arrive, si l’occasion se présente. Elle propose une éventualité avec une part de hasard.

Échoir peut vouloir dire revenir à (quelqu’un), être dévolu à (quelqu’un). Mais il peut aussi parler de quelque chose qui se termine (comme pour échéance). Il a donc un double sens qui renforce celui de l’expression.

On peut l’utiliser quand il est possible de la remplacer par « éventuellement ». Le verbe échoir, était complexe à conjuguer parce qu’il s’écrivait avec un e (écheoir) avant les réformes de l’orthographe moderne. Cela a précipité l’oubli de cette façon d’exprimer la possibilité.

Synonymes : S’il y a lieu, éventuellement, si la condition est remplie.

Contraires : assurément, à coup sûr.

À noter : L’expression Dans le cas contraire comporte elle aussi la notion de l’hypothèse, puisque le mot cas parle d’une éventualité, d’une situation. Mais c’est du cas où la situation ne se présente pas dont on parle. C’est donc presque l’inverse.

Origine et étymologie

Le verbe échoir possède la même racine que choir qui vient du verbe latin signifiant tomber.

Beaucoup de mots dans la langue française moderne ont cette origine latine commune et en rapport étroit avec le sens du verbe tomber.

C’est le cas de la chute qu’il est inutile de définir ici. L’échéance, là aussi quelque chose qui arrive à terme. La déchéance, qui montre la perte de quelque chose (tomber bien bas). Le terme caduc pour les contrats qui tombent en nullité. La chance représentée par le hasard (le dé tombe sur un côté, la pièce sur une face). Et même l’accident : A l’origine, il est la chose qui se produit soudainement que ce soit bien ou mal.

Exemples

« Jamais elle n’avait laissé disparaître sans se ménager un recours l’humain qui aurait pu, le cas échéant, devenir son mari. » Juliette au pays des hommes (1924) de Jean Giraudoux

« Sans doute avons-nous tous essayé, à un degré quelconque, de vivre dans la lente escalade de l’impuissance et de la terreur, soit en essayant de penser à autre chose, soit en perdant carrément la tête. Parmi ces différentes manifestations d’impuissance, une solution se présentait : en faire de la fiction, le cas échéant, comme ici sur le fond d’un lieu et d’une époque plus pittoresque. » L’Homme qui apprenait lentement (2012) de Thomas Pynchon


« Nous donnons donc un coup d’œil à nos armes à feu et nous assurons qu’elles sont chargées, le cas échéant. » Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue (1904) de Frédéric Weisgerber

Pour finir, si vous voulez en savoir plus à propos du terme « le cas échant », nous vous recommandons la définition de « le cas échant »proposée par le site Business Review. Effectivement, vous y trouverez beaucoup d’informations complémentaire.

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